BIBLIOGRAFÍA

Souvenirs du commandant Parquin. Présentés et annotés par Jacques Jourquin. Premiére édition critique établie d´aprés le texte original, suivie d´une biographie du commandant Parquin (1814-1845).
AUTORParquin, Denis- Charles
EDITORIALTallandier. Paris
AÑO1979
TEMAMemorias
ÍNDICE
TABLE DES MATIERES

INTRODUCTION
. SOUVENIRS DU COMMANDANT PARQUIN
- Première partie ..................21
- Seconde partie................179

. BIOGRAPHIE DU COMMANDANT PARQUIN (1814-1845)
1. - Les Cent-Jours : Parquin était-il a Waterloo? ....317
11. - Officier du Roi et conspirateur bonapartiste. ...321
111. - Le mariage et l'établissement en Suisse. ........328
IV. - Parquin et Louis-Napoléon ..................... 338
V. - La mort de Madame Parquin ...................347
VI. - L'échauffourée de Strasbourg ..................349
VII. - Le procès de Strasbourg ........................354
VIII. - Les mémoires de Louise Cochelet (Madame Parquin).358
IX. - Le duel de Londres .............................361
X. - L'expédition de Boulogne .....................363
XI. - Le procès de l'expédition de Boulogne ..........367
XII. - L'emprisonnement et la mort. ......369

. APPENDICES :
I. - Itinéraire du commandant Parquin de janvier 1803
a avril 1814 établi d'après ses Souvenirs. ..........391
Carte de l'itinéraire de Parquin ...................392
II. – État civil et état des services. ..............398
I II. - Pièces justificatives :
Acte de naissance ...............................398
Certificat du maréchal duc de Reggio ............... 399
Certificat du maréchal duc de Raguse ...............399
Acte de déces ...................................400
IV. - Famille de Charles Parquin .....................400
V. - Bibliographie critique des éditions des Souvenirs du
commandant Parquin ...........................402
. Sources et bibliographie récapitulative. ....................405
. Index des noms de personnes citées dans les Souvenirs ......415
. Index des noms de personnes citées
dans la biographie (18141845) ....420
COMENTARIOS
Souvenirs et campagnes d'un vieux soldat de l'Empire. Paris, Rue Notre- Dame des Victoires, 1843, in-16.
Souvenirs et campagnes... Paris, Berger-Levrault, 1892, in-8°, XXXIlI-394 p., index.
L'édition de référence est maintenant: Présentés et annotés par Jacques Jourquin. Souvenirs du commandant Parquin. Premiere édition critique établie d'après le texte original, suivie d'une biographie du commandant Parquin (1814-1845). Appendices, bibliographie et index. Paris, Tallandier, 1979, in-8°, 423 p.
Rééditions incomplètes et incorrectes par F. Masson (Boussod, Valadon, 1893); P. Laurencin (Hatier, 1897); A. Savine (Michaud, 1911); Fr. Castanié (Tallandier, 1911); L. Saurel (Nathan, 1948). Mémoires écrits en prison après l'échec de la tentative de Louis-Napoléon Bonaparte a Boulogne. A coté d'aventures galantes et d'exploits individuels, on retiendra le récit de la mort du prince Louis de Prusse a Saalfeld, une évocation de la campagne de 1809 et une narration de la bataille de Leipzig. L'ouvrage s'achève en 1814 sur les adieux de Fontainebleau. populaires comme ceux de Marbot, ces mémoires d'un officier de cavalerie légère rédigés avec bonheur méritent leur réputation comme l'a démontré J. Jourquin. (Tulard 1117)

INTRODUCTION

Les Souvenirs du commandant Parquin ont une histoire, exemplaire a plus d 'un titre. Si leur réputation est bien établie, certains disent usurpée, le texte imprimé authentique sur lequel elle s'appuie est aussi introuvable que célèbre. L 'édition originale en deux volumes a commencé a paraître en 1843, du vivant de son auteur .. elle est aujourd'hui rarissime. La Bibliothèque nationale elle-même n'en possède toujours pas le second tome. Peu connue, mal vendue a son époque - on verra dans quelle circonstances -, elle a pratiquement disparu des collections publiques et privées.
Mais quarante ans après cette première édition, «la légende noire s'épuise; Napoléon retrouve la ferveur populaire », comme l, écrit Jean Tulard dans sa remarquable Bibliographie critique des Mémoires sur le Consulat et I'Empire. 883, c'est l'année où Loredan-Larchey, bibliothécaire a l'Arsenal, découvrant sur les quais les cahiers du capitaine Coignet les fait rééditer chez Hachette. En 1892, le capitaine Aubier , a la demande du lieutenant Charles Parquin, petit-neveu de l'auteur, fait de même avec les souvenirs du commandant Parquin et redonne une édition conforme a l'originale sous le titre primitif : Souvenirs et campagnes d'un vieux soldat de l'Empire. C'est le début de la popularité de ces Mémoires. La même année, Frédéric Masson s'y intéresse aussi et préface une édition illustrée de grand format. Jugeant cependant ce récit avec une moralité sourcilleuse qui fait sourire aujourd'hui, il écrit .. «Certaines coupures ont paru nécessaires : des récits de guerre ne comportent qu'en passant des aventures de garnison et ces volumes doivent aller dans toutes les mains. »
Ces précautions ne paraîtront pas suffisantes a Paul Laurencin qui publiera cinq ans plus tard, en 1897, les Souvenirs militaires du commandant Parquin, édition pour la jeunesse, dont le texte est bien 'davantage abrégé. En 1911, deux nouvelles éditions sont livrées au public :l'une d'Albert Savine sous le titre Amours et coups de sabre d'un chasseur a cheval, souvenirs de Charles Parquin 1803-1809, (1809, alors que les souvenirs s'arrêtent en 1814); l'autre de François Castanié qui s 'intitule Souvenirs de gloire et d'amour du lieutenant-colonel Parquin et qui est sérieusement «adaptée ». Enfin, en 1948, parait pour la jeunesse une édition de F. Saurel : Souvenirs et campagnes d'un vieux soldat de l'Empire, également abrégé .
Si l'on excepte quelques parutions d'extraits dans des revues, c'est tout. Au total sept éditions dont les deux premières seulement sont complètes; les autres sont coupées et très aménagées. Une division en chapitres y apparaît, d'ailleurs variable, alors que l'édition originale ne comportait que deux parties; les titres des chapitres sont de l'invention des présentateurs qui ne prennent pas soin de s'en reconnaître la paternité; des textes de liaison sont introduits sans erre davantage signalés.
Le respect des écrits originaux est une exigence récente et nombre de Mémoires publiés entre 1880 et 1914 l'ont été sans guère de scrupules a l'égard de leurs auteurs. Les meilleures intentions du monde ont été invoquées en particulier pour améliorer un style jugé incorrect. Outre que cette opinion sur la valeur d'un style s 'est formée avec des critères qui semblent aujourd'hui désuets, le cas n 'est pas rare d'ouvrages ainsi transformés et déformés qui ont perdu en vérité et en pittoresque sans gagner en élégance ni en agrément.
Une nouvel/e édition s 'imposait donc. Celle-ci donne le texte scrupuleusement conforme a celui de l'édition originale, dans son étendue comme dans son style; les fautes d'orthographe elles-mêmes ont été conservées quand elles ne sont manifestement pas des coquilles d 'imprimeur. En rendant simplement a l'auteur sa légitime propriété, elle lui redonne sa véritable personnalité, apporte a la question d'authenticité une réponse positive incontestable et restitue au récit son intérêt et sa saveur.
Lorsque Parquin écrit a la première ligne de son livre : «Le 11 nivôse an XI de la République, correspondant au 1er janvier 1803, je descendais de la diligence de Paris a Abbeville en Picardie, avec un jeune homme de mes amis, M. Fournerat », il ne faut vas, comme l'a fait François Castanié, son adaptateur, . remplacer le «correspondant au» par des parenthèses jugées par lui probablement plus élégantes et supprimer la mention de la province. Le texte dénaturé y a perdu une partie de son charme. Lorsque Parquin, citant des noms d'officiers, écrit Carlier pour Carrié, Caveroi pour Cavrois et Destignac pour d'Esclignac, il orthographie ces patronymes comme il les a entendus, se servant de sa seule mémoire sans faire appel a des documents qui, ici, auraient permis une rectification mais ailleurs auraient pu l'aider a inventer ou enjoliver un souvenir. Ces fautes sont donc a conserver comme celles des lieux ou des dates; elles sont les précieuses preuves de l'honnêteté de l'auteur. Quand Parquin s 'étend longuement (mais toujours pudiquement) sur ses bonnes fortunes, le récit doit garder tous les détails de son aventure puisque l'auteur l'a vécue, se l'est remémorée et l'a jugée bonne a raconter ainsi.
Evidemment, outre ces reconstitutions mineures mais nombreuses et significatives du texte authentique, on a rétabli les passages supprimés dans toute l'exactitude du texte original. Les coupures comme les liaisons impudemment ajoutées, les paragraphes résumés en une phrase comme les précisions abusives, les récits de certaines anecdotes entièrement réécrits, les opinions sur les faits et les personnes modifiées sinon dans leur fonds au moins dans leur forme étaient déjà en soi inadmissibles. Mais ces aménagements donnaient parfois au récit un développement logique privé de pittoresque et pouvaient faire peser sur l'auteur un soupçon d'invention et de tromperie quand le passage supprimé ou changé contenait dans sa teneur première l'information essentielle.
Ce texte rendu ainsi avec application a sa forme première appelait alors des explications qu 'on a fournies en notes. Biographies succinctes, précisions de lieux, corrections des dates, situations d'événements, justifications de citations ou de paroles précisent le texte et aident a sa compréhension sans porter désormais la moindre atteinte a son intégrité.
Ce double souci de redécouvrir le texte original pour lui restituer son caractère et de l'éclairer par un appareil critique adéquat confère sa meilleure valeur a ce témoignage d'un officier de cavalerie légère, engagé a seize ans, capitaine de la Garde impériale a vingt-sept ans qui aura parcouru l'Europe de Pontivy a Moscou, de Badajoz a Koenisberg, et de Nimègue a Vienne. Les historiens mettent aujourd'hui volontiers l'accent sur les centaines de milliers de morts des guerres impériales, sur les souffrances de la troupe et des populations des territoires conquis, sur la misère des soldats face a la fortune des chefs. Le capitaine Coignet, le lieutenant Chevalier, le sergent Bourgogne ont entre autres raconté la terrible campagne de Russie en ne laissant rien ignorer de la cruauté des hommes, de l'horreur des événements et de l'énorme gâchis de pies et de choses qui en résulta. Mais pour certains, pour ces officiers subalternes et plus particulièrement pour ces cavaliers comme Parquin, la guerre impériale fut malgré tout, et a toute moins dans leur mémoire, «fraîche et joyeuse », et ce visage de I'Histoire pour scandaleux qu'il puisse paraître est également de l'histoire.
A n 'écouter que les gémissements des blessés, les cris de rage et de douleur des habitants des villages pillés, les pleurs des familles, on s 'exposerait a croire que les guerres de l'Empire n 'ont été possibles que par la seule volonté belliqueuse de I'Empereur obligeant un peuple soumis par la conscription et la police a marcher et marcher sans repos dans les sierras d'Espagne et les neiges de Russie. La réalité est quand même différente.
N'ayons garde non plus d'oublier son age. Il est encore loin de ses vingt ans quand il s 'engage, a peine en a-t-il trente quand tout prend fin. Lui comme tant d'autres est sans attaches, fils un peu, a peine frère mais ni époux ni père. C'est l'occasion de la grande aventure et des aventures féminines. En réduisant l'importante de ces dernières, Frédéric Masson a faussé le personnage. Il est beau, fort, habile et il porte l'uniforme, alors il nomme Jacqueline la lame de son sabre. Une garnison a Lannion, c 'est pour lui la belle Marguerite, une halle a Francfort, la belle Sarah, a Bayreuth, la belle Louise, un repos a Salamanque, la belle marquise et a Breda, les deux sœurs ! Apres tout, cette époque est celle de Casanova. Parquin s'y sent a l'aise, lui qui écrit : « Toutes les femmes, mêmes les religieuses, ne sont-elles pas les filles d'Eve ? »
Ces souvenirs écrits, répétons-le, trente ans après, sont en définitive ceux d'un homme très jeune sinon d'un jeune homme (il en gardera l'esprit toute sa pie) rédigés dans une langue que la bonne instruction reçue complétée par la fréquentation d'un milieu social supérieur au sien, rend classique et même élégante. Parquin a le sens du récit, son style est correct et rapide. Et s'il cède a ce qui peut nous paraître de la préciosité : un «bucéphale », un «sigisbée », «chez Pluton », il faut là aussi faire la part de l'époque et d'un enseignement humaniste. C'est, par ailleurs, un cavalier et surtout un chasseur. Frédéric Masson a, dans ses Cavaliers de Napoléon , défini le caractère des officiers de cavalerie légère et leur talent d'écrivain : «Enfin comme parmi eux beaucoup avait reçu une éducation et une culture, tout naturellement aux jours de repos, ils se prirent a écrire leurs campagnes, et ils le firent d'un style si vif, si léger, si pétillant, si plein de raillerie et d'anecdotes, si amusant, si imprévu, si spirituel et vraiment français qu'il semble que leur plume fut trempée dans du champagne... De Brack, Parquin, Combe, Ségur, Marbot, Curély ont laissé des pages, qui, dans la littérature française seront classiques... Ils ont l'admirable clarté, la hardiesse du récit, la précision de la forme, et leur phrase galope et sabre comme eux-mêmes faisaient au beau temps... On constatera que le véritable cavalier léger, des qu 'il lui prend fantaisie d'écrire, y réussit naturellement, bien mieux que ses camarades des autres corps, et n 'a pour émules que les artilleurs et les ingénieurs. N'est-ce pas son métier qui le veut ? N'est-il pas obligé de reconnaître tout rapidement et d'un coup d’œil, de retenir exactement ce qu'il a vu, d'en rendre un compte clair, précis, même, pittoresque ?.. A chaque instant, ne lui faut-il pas des déguisements, des inventions, des habiletés qui développent et son intelligence et son initiative ?
«…. Les souvenirs de Parquin, de Combe, de Dupuis, de Calosso, de Colbert, de Ducque, d'Aubry, de d'Espinchal. C'est la dans ces merveilleux livres qu'il faut chercher la vérité sur les chasseurs. De tels hommes ne peuvent avoir qu'eux-mêmes pour historiens.»
Et Frédéric Masson voit dans leur mission d'avant-poste, dans la nécessité d'être toujours sur le qui-vive, prêts a partir n 'importe ou, n 'importe quand, pour n 'importe quel coup de main périlleux, les raisons de leur témérité, de leur désir de la gloire, de leur besoin d'amours vite consommées, de leur gout pour 1'argent vite dépensé, de leur mépris du danger, de l'aventure pour tout dire.
A la fin du XIXe siècle, dans l'esprit de la revanche, la réédition d'un tel livre ainsi écrit par un officier de ce type ne pouvait qu 'être un succès de librairie. Ce qu'il fut.
Pour les lecteurs de cette fin du XXe siècle, ces souvenirs ont un intérêt aussi grand quoique peut-être d'un ordre différent.
Ils sont une tranche de vie militaire d'un seul tenant de onze années. Il ne s'agit pas id d'une bataille ou d'une campagne, de politique ou de vie civile. Ce livre n 'est rien qu 'un journal de guerre mais il l'est totalement, a la fois journal de marche et journal intime. Il fait mieux comprendre à des esprits marqués par la seconde Guerre mondiale le rythme à la fois long et interrompu pour l'individu de ces guerres de I'Empire qui apparaissent d'un point de vue collectif comme permanentes et menées au pas de charge. D'octobre 1807 a décembre 1808, Parquin reste plus d'un an en Prusse sans se battre et à la bataille de Leipzig, à laquelle il assiste, il ne prend part a aucune action même le troisième jour.
Dans ces Souvenirs apparaissent ainsi tous les états du soldat en campagne : en garnison et en déplacement, au combat et dans d'interminables opérations qui n'aboutissent pas, victorieux ou prisonnier, dans l'accueillante Baviere ou l'ingrate Castille, au sein de combinaisons stratégiques ou laissé a lui-même dans une bourgade perdue. C'est un précieux document non seulement sur les guerres de 1 'Empire mais encore sur la guerre comme elle se déroula pendant des siècles a la vitesse d'un homme au pas et a portée de vue. (Jacques Jourquin)

Desde el punto de vista de su participación en la Guerra de la Independencia en el 20º de cazadores a caballo, las memorias ofrecen en su segunda parte ( página 183 a 256 ) el relato de sus aventuras en España. Así describe su estancia en Salamanca en casa de una marquesa, que indefectiblemente acaba seducida por Parquin, la destrucción de una banda de guerrilleros cerca de esta ciudad que habían capturado a un comerciante francés, la lucha contra la guerrilla de Ortiz de Zarate "el Pastor" y como éste llega disfrazarse de mozo de mesón en Neva del Rey para conocerle de cerca. También relata los encuentros con la caballería británica cerca de Ciudad Rodrigo, batalla de Fuentes de Oñoro donde una bala le atraviesa la cara y le rompe seis dientes, la persecución de la guerrilla de Julián Sánchez a la que sorprende cerca de Zamora, su captura por la guerrilla del teniente Aguillard (¿) entre Salamanca y Valladolid que le pone en libertad como reconocimiento a su valor. Desde entonces procura salvar la vida a los españoles que captura. Mas tarde se encuentra en Mérida y luego tiene un encuentro con la guerrilla del Médico, tras la cual libera a un prisionero. Participa como escolta de Marmont en varios episodios cerca de Ciudad Rodrigo. El 12 de abril captura una bandera en un encuentro con la caballería inglesa de retaguardia en el valle del Mondego. Participa en la batalla de los Arapiles, donde es herido de un sablazo. Finalmente regresa a Francia escoltando a Marmont herido en la batalla citada. (J. Maroto)

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